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Quand Luc devient plus fort que Allah

  • Photo du rédacteur: ProEcclesia bloger
    ProEcclesia bloger
  • 22 juin
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 juin



Dans le dialogue interreligieux chrétien-musulman, on peut malheureusement constater que chrétiens et musulmans utilisent systématiquement l’approche historico-critique la plus dure à l’égard de la religion de l’autre. Dans certains cas, certains vont même recourir à des thèses que la majorité des érudits critiques ne retiennent pas, comme par exemple, concernant le christianisme, la théorie du plagiat homérique des évangiles, la priorité marcionite, ou encore, de manière plus marginale et insignifiante dans le monde universitaire, le mythisme de Jésus1. Inversement, concernant l’islam, on retrouve parfois des positions telles que la non-existence de Mohammed ou la non-existence de La Mecque avant l’islam, positions qui ne sont pas prises au sérieux par les spécialistes3.

L’objectif de cet article est de mettre en évidence l’auto-contradiction dans laquelle tombent les musulmans qui appliquent la méthode hypercritique aux évangiles : cette même méthode, en sapant la crédibilité des évangiles, sape également celle du coran.

Pour cela, je vais reprendre deux exemples que j’ai déjà utilisés dans un autre article4, mais que je vais développer ici : les annonces de naissance de Jean-Baptiste et de Jésus. Ces récits contiennent en effet de nombreux éléments que les critiques considèrent comme des indices de fabrication littéraire.

Par exemple, selon un critique comme Richard Carrier, le modèle est le suivant : Paul a inventé des histoires sur un Jésus fictif, Marc a repris Paul et a inventé des histoires, Matthieu a réécrit Marc, et Luc a repris Marc et Matthieu pour les réécrire de manière fictive. Carrier écrit ainsi :

« Ainsi, Luc ne se contente pas d’emprunter et de remanier abondamment Matthieu et Marc, qui, comme nous l’avons vu, ne sont pas exactement des sources historiques fiables ; il introduit également des modifications et des ajouts qui servent commodément ses propres objectifs et qui étaient manifestement inconnus de Matthieu et de Marc. Cela suggère que ses intentions étaient elles aussi davantage littéraires qu’historiquement fiables.4»


L’un des éléments qui permet de détecter cette réécriture consiste à repérer des parallèles entre le récit évangélique et un passage de l’Ancien Testament. C’est le cas avec l’annonce faite à Zacharie concernant Jean-Baptiste. Carrier le souligne :

« Les parallèles sont parfois directs et parfois inversés (c’est-à-dire que Luc reprend un élément du récit des Livres des Rois et en inverse le sens ou certains éléments essentiels). Ils sont trop nombreux et trop spécifiques pour être attribués au hasard. Luc (ou la source dont il dépend pour ce matériel, s’il ne l’a pas lui-même inventé) est donc, selon cette analyse, en train de créer un mythe littéraire en retravaillant l’Ancien Testament, plutôt qu’en rapportant des faits historiques transmis par des témoins. En voici quelques exemples : Luc 1.5-17 qui renverse 1 Rois 16.29-17.1 [...].5 ».


Dans le même ordre d’idées, le mythiste Robert Price défend lui aussi cette approche et considère que les annonces faites à Zacharie et à Marie sont des artifices littéraires fondés sur l’Ancien Testament. Price donne également les raisons de ces ajouts, qui s’inscrivent plus largement dans les deux premiers chapitres de l’évangile. Selon lui, l’auteur aurait ajouté ces chapitres pour contrer les affirmations de Marcion, pour qui Jésus n’avait aucun lien avec le judaïsme de l’Ancien Testament. Considérons le propos de Price :

L’Évangile sert en quelque sorte de miniature de l’Ancien Testament, placée là pour servir de préface au ministère adulte de Jésus. Pourquoi s’en donner la peine ? Il y a deux raisons, et elles ne s’excluent pas mutuellement. Premièrement, ce prologue a été ajouté par notre Rédacteur ecclésiastique afin de contrer l’affirmation marcionite selon laquelle Jésus et sa nouvelle religion n’avaient rien à voir avec le judaïsme ni avec l’Ancien Testament. Le Père de Jésus, soutenait Marcion, n’était pas le Dieu créateur d’Israël qui avait promulgué la Torah. « Luc » (c’est-à-dire Polycarpe) rejette donc dès le départ la compréhension très populaire que les Marcionites avaient de Jésus, tout comme il l’avait déjà fait en faisant commencer le Sermon sur la montagne de Matthieu par l’avertissement de ne pas croire ceux (c’est-à-dire les Marcionites) qui enseignent que la mission de Jésus était d’abolir les Écritures (« la Loi et les Prophètes », Matthieu 5,17). [...] Le double récit de la Nativité chez Luc est clairement basé sur celui du prophète Samuel. Le vieux prêtre Éli est le prototype à la fois de Siméon et de Zacharie. La stérile Anne « donne naissance » à la vieille Élisabeth (ainsi qu’à Marie, à condition que nous suivions la majorité des manuscrits qui attribuent le Magnificat, Luc 1,46-55, à Marie, bien que je pense que cela ait plus de sens si nous suivons les quelques manuscrits qui attribuent l’hymne à Élisabeth (ou simplement à « elle », ce qui devrait renvoyer à Élisabeth). Le Magnificat est manifestement une simple paraphrase du cantique d’Anne dans 1 Samuel 1-10. Et le refrain selon lequel Jésus continue de grandir en sagesse et en faveur auprès de Dieu et des hommes (2,40.52 ; cf. 1,80) est directement tiré de 1 Samuel 2,26 : « Or le jeune Samuel continuait de grandir tant en stature qu’en faveur auprès de [Yahvé] et auprès des hommes. »

Lorsque Gabriel annonce à Marie sa future grossesse, l’histoire est taillée dans le même tissu midrashique que l’annonce faite à Sara de la naissance d’Isaac (Genèse 17,19 : « Sara, ta femme, t’enfantera un fils, et tu l’appelleras… » ; cf. 18,9-15) et celle de Samson (Juges 13,2-5 : « tu concevras et tu enfanteras un fils… et il commencera à délivrer Israël… »). L’histoire emprunte également les formules de commissionnement de Moïse (Exode 3,10-12) et de Jérémie (Jérémie 1,4-8), où le conscrit réticent de Dieu essaie de s’en sortir, pour voir son objection rejetée (voir Luc 1,18.34).6


D’autres apportent encore des arguments différents. Par exemple, Dennis R. MacDonald, dont les travaux consistent à démontrer que les Évangiles imitent les histoires homériques, considère que les annonces faites à Zacharie et à Marie sont calquées sur des récits païens, notamment l’Hymne homérique à Aphrodite et l’Énéide. Dans l’Hymne homérique à Aphrodite, Aphrodite dit à Anchise : « Tu auras un fils bien-aimé [υἱός], qui régnera parmi les Troyens, et les enfants de ses enfants après lui, pour toujours. Son nom [ὄνομα] sera Énée, parce que j’ai une terrible douleur [αἰνὸν … ἄχος] d’être tombée dans le lit d’un homme mortel [...] Lorsque tu le verras pour la première fois — un rejeton admirable à contempler — tu te réjouiras à sa vue, car il sera tout à fait semblable à un dieu [θεοείκελος]. » (196–199 et 278–279)

Et dans le livre 1 (235–264) de l'Énéide, Jupiter rassure Vénus : Énée fondera une dynastie pour les enfants de ses enfants, à jamais, menant à un empire "sans fin" (1.278–279),7


Ces récits sont parallèles à ceux de Luc, où Zacharie et Marie reçoivent l’annonce d’un enfant. Anchise est seul dans les pâturages, Énée explore seul une côte, Zacharie est seul au sanctuaire (Luc 1,8-10) et Marie est seule chez elle (Luc 1,26-27). Dans les deux cas, une personne importante reçoit l’annonce d’une descendance. Tous ces éléments vont dans le même sens : ces récits sont des inventions de l’auteur de l’Évangile de Luc (dans sa forme finale). Le Jesus Seminar avait bien évidemment rejeté l’historicité de ces récits et avait même considéré que les annonces de la naissance de Jésus constituaient « la dernière partie de la tradition évangélique à être élaborée » et qu’elles « n’auraient probablement pas été conçues avant la fin du Ier siècle de notre ère. »8 Ces propos ne sont pas étonnants. En effet, dans nos sources les plus anciennes, il n’y a aucune trace des annonces faites à Marie (ou à Zacharie). Par exemple, nous ne trouvons aucune référence, ni même aucune allusion, dans les lettres de Paul, ni dans l’évangile de Marc, qui est le plus ancien des quatre selon la critique. C’est ici que nous arrivons à l’objectif du présent article. Si la méthode utilisée par la critique est correcte pour analyser les évangiles, comment expliquer que ces annonces se trouvent également dans le coran ? Regardons les parallèles dans les tableaux suivants :

Luc 1

Sourate 19

26 Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, 27 vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. 28 Étant entré où elle était, il lui dit : « Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous ; [vous êtes bénie entre les femmes]. » 29 Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. 30 L’ange lui dit : « Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. 31 Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. 32 Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; 33 il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin. » 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme ? » 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

16 Mentionne, dans le Livre (le Coran), Maryam (Marie), quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient.17 Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Jibril [Gabriel]), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait. 18 Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point]. » 19 Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur. » 20 Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et que je ne suis pas prostituée ? » 21Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée. » 22 Elle devint donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné.



Luc 1

Sourate 19

5 Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme, qui était des filles d’Aaron, se nommait Élisabeth. 6 Tous deux étaient justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et ordonnances du Seigneur d’une manière irréprochable. 7 Et ils n’avaient point d’enfants, parce qu’Élisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. 8 Or, comme il était de service devant Dieu au tour de sa classe, 9 il lui échut par le sort, selon la coutume du service divin, d’avoir à entrer dans le sanctuaire du Seigneur pour offrir l’encens. 10 Et toute la multitude du peuple était au dehors en prière, à l’heure de l’encens. 11 Un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. 12 Zacharie, en le voyant, fut troublé, et la crainte le saisit. 13 Mais l’ange lui dit : « Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée : ta femme Élisabeth t’enfantera un fils que tu appelleras Jean. 14 Et ce sera pour toi joie et allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance ; 15 car il sera grand devant le Seigneur, il ne boira ni vin ni rien qui enivre, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère ; 16 il ramènera beaucoup des enfants d’Israël au Seigneur leur Dieu ; 17et lui-même marchera devant lui, avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants et les indociles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » 18 Zacharie dit à l’ange : « À quoi le reconnaîtrai-je ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. » 19 L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette heureuse nouvelle. »

1 Kaf, Ha, Ya, 'Ayn, Sad. 2 C’est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zakariyya (Zacharie). 3 Lorsqu’il invoqua son Seigneur d’une invocation secrète, 4 et dit : « Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s’est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n’ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, Ô mon Seigneur. 5 Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant 6 qui hérite de moi et hérite de la famille de Ya'qub (Jacob). Et fais qu’il te soit agréable, Ô mon Seigneur. » 7 « Ô Zakariyya (Zacharie), Nous t’annonçons la bonne nouvelle d’un fils. Son nom sera Yahya (Jean Baptiste). Nous ne lui avons pas donné auparavant d’homonyme. » 8 Et [Zakariyya (Zacharie) dit] : « Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse ? » 9 [Allah] lui dit : « Ainsi sera-t-il ! Ton Seigneur a dit : “Ceci m’est facile. Et avant cela, Je t’ai créé alors que tu n’étais rien.” » 10 « Ô mon Seigneur, dit [Zakariyya (Zacharie)], accorde-moi un signe. » – « Ton signe, dit [Allah], sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant. » 11 Il sortit donc du sanctuaire vers son peuple ; puis il leur fit signe de prier matin et soir.


Les parallèles sont clairs. On peut donc conclure que si Luc a inventé ces histoires, il est un génie : avec ses récits fictifs, ses créations littéraires basées sur l’Ancien Testament et ses emprunts à des récits païens, il a réussi à tromper le créateur, Allah, et à lui faire croire que ces récits étaient vrais. Luc serait donc plus malin qu’Allah. Voilà la conclusion à laquelle mène la méthode historico-critique utilisée par certains musulmans.

La seule chose qu’ils pourraient répondre serait : « Oui, mais nous disons qu’il y a une part de vérité dans les Évangiles. » Sauf que cette réponse ne tient pas avec la méthode qu’ils emploient. Tous les indicateurs de cette méthode pointent vers un récit fictif : les annonces contiennent des éléments surnaturels (apparition d’êtres célestes), elles ne sont pas mentionnées dans les sources les plus anciennes (Paul et Marc), elles présentent des parallèles mimétiques avec plusieurs récits juifs antérieurs, elles contiennent des parallèles avec des mythes du monde gréco-romain, elles peuvent être expliquées comme une réécriture puisque Luc a réécrit le récit fictif de Matthieu en y ajoutant l’histoire de Zacharie et en modifiant celle de Matthieu (chez qui l’ange apparaît à Joseph et non à Marie), et enfin nous avons une raison claire expliquant pourquoi l’auteur aurait inventé ces récits : contrer Marcion.

Il est donc impossible d’utiliser la méthode historico-critique dans sa forme la plus dure tout en affirmant que les annonces contiennent quand même des éléments réels. De plus, si la critique dure échoue ici alors que tous ces indicateurs pointent dans le même sens, cela signifie que cette méthode est factuellement défaillante et que nous ne pouvons pas l’utiliser avec confiance — à moins que certains musulmans soient prêts à accepter que Luc ait réussi à tromper Allah.

On peut également en conclure que les arguments de réécriture fictive de Luc sur Marc et Matthieu tombent à l’eau, que l’argument de la réécriture créative de l’Ancien Testament ne tient plus, celui de la réécriture de mythes gréco-romains non plus, que le fait que seul Luc rapporte un élément prouverait qu’il est faux ne tient plus, ni même l’accusation d’invention en réaction à Marcion. Et si Luc a correctement rapporté deux informations concernant Marie et Zacharie tout en complétant l’Évangile de Marc qu’il a utilisé, cela correspond parfaitement à ce qu’il affirme juste avant de raconter ces annonces de naissance :

« Luc 1.2 conformément à ce que nous ont transmis ceux qui ont été dès le commencement témoins oculaires et ministres de la parole, 3 il m’a paru bon à moi aussi, qui de longue date ai tout suivi avec soin, d’en écrire pour toi le récit suivi ».


Nous pouvons aussi faire un parallèle avec la résurrection. Si certains étaient tentés d’utiliser la critique dure contre la résurrection, il faudrait qu’ils expliquent comment cette même critique pourrait être valide ici, alors que la résurrection possède une bien meilleure attestation que les récits de l’annonce. Elle est mentionnée dans la majorité des lettres de Paul, dans les quatre Évangiles, dans la première épître de Pierre, dans l’Apocalypse, dans l’épître aux Hébreux et dans les Actes, et elle constitue le cœur de la croyance en Jésus ainsi que la raison pour laquelle les communautés se sont formées.









  1. Sur le mythisme, pour des ouvrages en français voir notamment Jean-Marie Salamito, Monsieur Onfray au pays des mythes ; Bruno Bioul, Contre-théorie de Jésus: Réfutation ciblée de la théorie mythiste de M. Onfray. Pour des livres plus complets en anglais voir Bart Ehrman, Did Jesus Exist ? ; Maurice Casey, Jesus: Evidence and Argument or Mythicist Myths?

  2. L'historicité du prophète de l'islam ne fait pas débat, voir l'article de Al-Kalam https://al-kalam.fr/muhammad/linvention-dun-prophete/muhammad-a-t-il-existe/#cta-start10 ;

  3. Concernant la mecque, le professeur Peter Webb a publié un très bon article pour soutenir l'existence hisrotique (à petit échelle) d'un hajj à la Mecque avant l'islam dans -The Hajj before Muhammad: the early evidence in poetry and hadith- et qui nous dit dans sa conclusion : Les descriptions du Hajj dans la poésie préislamique et le caractère sacré qui leur est attribué, comme en témoigne la forte proportion de références au pèlerinage dans le contexte rhétorique des serments, nous permettent de confirmer l'existence historique d'un pèlerinage sacré à La Mecque avant l'islam.

  4. Richard Carrier, On the Historicity of Jesus Why We Might Have Reason for Doub, p474

  5. ibid

  6. Robert Price, Holy Fable Volume 2: The Gospels and Acts Undistorted by Faith, pp184-186

  7. Dennis R. MacDonald, Luke and the Politics of Homeric Imitation, pp47-48

  8. The Acts of Jesus: The Search for the Authentic Deeds of Jesus, p533




 
 
 

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